Mardi 17 octobre 2017 — Journal

Je n’ai pas eu de mal à me réveiller. J’avais les yeux grands ouverts à 3h30 du matin. Et des rêves merdiques. On me propose un stage intensif directement dimanche en m’aidant pour payer. Mais je n’ai pas la force de faire cela en ce moment. J’ai besoin de dormir, de travailler et de m’occuper de moi. Le reste importe finalement peu.

Je gère correctement mes affaires avec ma compagne. Je la laisse tranquille le plus possible et je laisse la porte ouverte. C’est suffisant. Pas la peine d’en faire plus ou de se torturer, je suis bien assez déprimé comme cela. Je vais fumer une cigarette et aller me coucher. Il est 10h22, et c’est un fait qui n’a pas la moindre importance désormais. Tant mieux.

NidingrThe High Heat Licks Against Heaven (2017).
@analog — #harder — 4/5.

Je n’arrive pas vraiment à me reposer, j’ai froid alors qu’il ne fait pas froid. Je mets le chauffage quand même pour une fois. Je me moque un peu des factures. Je sens les radiateurs en fonte se remplir d’eau bouillante, cela me réconforte. Donc dormir ne fonctionne pas. Il me reste travailler et m’occuper de moi (et de mon appartement). Des choses peu engageantes mais qui au moins m’obligeront à me reposer ensuite.

Ou sinon, je privilégie la version décalée de moi-même en me moquant de la journée, des heures et de tout ce qui va avec. C’est ce que j’ai fait et que je continuerai à faire jusqu’à cette nuit.

Moonsorrow — Jumalten aika (2016).
@analog — #harder — 3/5.

Là, je vais fumer une clope et prendre un Seresta. Cela devrait me permettre de dormir. Avec le repas en plus, ce devrait être parfait pour une sieste.

YobClearing The Path To Ascend (2014).
@analog — #hard — 5/5.

Je viens juste de dire ce que j’avais à dire. On ne peut me le reprocher, je n’ai pas de réponse. Il est temps de passer à autre chose en attendant un improbable réveil de l’autre côté. Ce n’est même pas la peine de regarder, il y aurait quelque chose de sonore ou de visible s’il se passait quoi que ce soit. Mais il ne se passe rien. Je n’ai même plus envie de fumer. Et je fume quand même. Je prends des médicaments au passage, je dois dépasser la dose, je m’en moque.

WihtThe Harrowing of the North (2011).
@analog — #hard — 5/5.

J’hésite à ne plus avoir de vie sociale. Du tout. Même pas en ligne. Il y a mon faux travail, mais c’est faux et c’est du travail (forcément). Les humains m’emmerdent tous autant qu’ils sont. Je ne comprends pas. Je suis probablement trop sensible pour gérer ce genre d’affaires complexes. Bien entendu, c’est encore plus flagrant pour les histoires d’amour.

Je bois un thé. Il est censé faire froid mais il fait 24 degrés dehors. Hier 27. C’est n’importe quoi. Le thé me donne plus ou moins trop chaud. Je préfèrerais boire du Light Coke, mais ce n’est pas quelque chose d’assez sain et cela coûte trop cher au final parce que je me sens obligé d’engloutir les bouteilles.

Je me concentre sur la musique et j’essaie de soupeser chaque disque, pour moi-même dans ce cas. J’écoute avec plus d’attention, souvent d’anciens albums car j’en ai assez d’écouter absolument toutes les nouveautés du genre. Et je mets un peu plus à jour ma méthode de notation, qui est plus une histoire de classification.

Union Of Sleep — Death In The Place Of Rebirth (2010).
@analog — #harder — 3/5.

16h11. Rien de nouveau, plus un mot. Je pense aller dormir encore une fois. Je n’ai rien envie de faire d’autre. Je ne dors pas, je réfléchis, plus ou moins. Je me relève un peu plus tard. Je me décale encore un peu plus. J’y vais par petites touches. Peut-être l’artillerie lourde sera-t-elle nécessaire un peu plus tard.

18h25. J’ai passé du temps à ne rien faire de spécialement intéressant. Je vais fumer une cigarette et aller lire au lit, pendant autant de temps qu’il le faudra. Une fois encore. Je peux faire cela à l’infini on dirait.

19h39. Je me relève, une fois de plus. Je fume un cigarette pendant que le thé infuse. J’ai les idées un peu plus claires. Lentes, mais plus claires.

Une fois de plus, je dois admettre qu’il faut que je m’occupe de moi-même, même si je laisse la porte ouverte à ma compagne. Au point où on en est, je ne saurais pas dire si c’est encore ma compagne. Cela me fait frémir d’horreur et d’un autre côté ce serait un tel soulagement de l’âme. Bien entendu, j’entrerais en deuil affectif pendant des lustres. Et jamais, jamais, je ne recommencerais.

J’ai été très gentil et un support indéfectible. Cela ne peut durer pour la vie. Il y a des moments où il faut se retirer et attendre ce qui se passera de l’autre côté. Je ne me méprends pas. Je n’accuse personne. Ce n’est pas de la faute des gens s’ils subissent de plein fouet les horreurs de l’existence. D’un autre côté, j’ai réussi à survivre à ces terribles choses. Les gens m’aiment bien parce qu’ils me trouvent forts. Comme ils ont tort. Je suis simplement gavé de médicaments, de drogues. Sans cela, je serais déjà mort. Alors je ne peux juger personne. Ils n’ont pas eu le temps de se tourner vers les drogues. Ils s’y refusent, ils n’y croient pas, ils en ont peur. Peut-être d’autres choses encore.

Three Steps To The Ocean — Scents (2012).
@analog — #hard — 3/5.

Je dois plus ou moins avoir dit ce que j’avais à dire pour cette journée. Maintenant, il est temps de passer à autre chose, lire par exemple.

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