Lundi 16 octobre 2017 — Journal

J’ai bien assuré finalement dans ce dimanche pourri. J’ai tenu bon et les choses se sont un peu améliorées. Tenir bon est une chose que je sais faire. Heureusement, parce que j’en ai souvent besoin. Ma compagne dit que je suis celui auquel elle peut toujours se raccrocher. Même à l’autre bout de la terre. Il est dommage qu’elle vive dans un pays où l’angoisse et la dépression ne sont pas vraiment considérées comme des maladies. Je pense que quelques médicaments lui feraient du bien pour que les choses soient plus fluides et qu’on puisse enfin vivre ensemble l’an prochain. Je retourne un mois là-bas en mars mais ce n’est pas suffisant. La bonne chose, c’est qu’une fois sur place, il est plus facile de discuter et de ressentir l’autre.

Kadavar — Rough Times (2017).
@analog — #hard — 4/5.

Bon, les choses sont un peu plus compliquées aujourd’hui, mais cela ne me dérange pas. Je vais juste faire comme d’habitude, m’adapter et accueillir les choses comme elles viennent.

Mind IneffabilityProphecies of the End (2017).
@analog — #harder — 4/5.

Rien n’est joué. C’est aussi cela qui permet de ne pas s’enliser. Toujours se mouvoir est une clé. Même si je me sens déjà fatigué alors qu’il n’est que 10h23.

Je dois laver la caisse du chat, descendre les poubelles et préparer mon sac pour aller donner le cours de Systema de ce soir. Je dois y aller en bus. Une heure de trajet. Je n’aime pas trop ça. Et je laisse le chat tout seul jusqu’au lendemain. Lui non plus n’aime pas ça.

Ma compagne est toujours en train de donner son cours d’Anglais particulier pour faire plus d’argent. Forcément, elle n’est pas loquace mais même aujourd’hui, je pense qu’elle a encore des restes des difficultés d’hier. Nous sommes tellement loin que cela rend les choses tellement plus compliquées. Sans parler du fait que l’on est plutôt pauvres, ce qui n’aide pas pour les projets.

La journée va être tellement longue que je vais m’allonger un peu, tant pis pour le reste.

Cela m’a fait du bien. Je sens de l’hésitation chez ma compagne. Rentrer dans la maison maudite lui fait toujours du mal. Et je ne peux rien faire contre cela à part rester fort et ne pas me laisser entraîner dans l’angoisse. C’est bien plus difficile qu’il n’y paraît. J’ai moi-même mes propres angoisses et des médicaments pour les gérer. Des trucs puissants qui me défoncent jour après jour. J’ai l’habitude, j’avale quotidiennement un nombre incalculable de médicaments. Et cela ne fait que me rendre « normal » en quelque sorte. Je pars de loin.

XenofactionThe Empyrean Vanquishment (2017).
@analog — #harder — 4/5.

Il ne me reste qu’à manger quand je serai prêt pour cela. Le reste est terminé.

Et ma compagne s’enfonce dans le stress et la dépression. Je ne peux rien faire, elle ne me laisse pas entrer dans son monde noir. J’en ai pourtant l’habitude. De plus nous avons surmonté ensemble des choses autrement plus graves. Mais bon, la vie est une pute et on ne sait jamais quand on va se prendre une raclée.

Encore 45 minutes avant de sortir pour attendre le bus. La discussion à sens unique se termine lamentablement : je tente de rester digne et de ne pas m’énerver. Même si j’en ai assez de jouer à cela. Je m’occupe de mes affaires, c’est déjà assez compliqué comme ça. Et puis je vais bientôt bouger de toute manière. Ce soir je dors chez ma meilleure amie qui fait le cours avec moi dans sa ville. Demain, je rentre en bus tôt le matin si j’arrive à me lever, nous verrons bien. Pour le moment, c’est terminé jusqu’à demain en fin de matinée.

• Photo source : 我也在等 (via w.wei)

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