Samedi 14 octobre 2017

Un nouveau reboot après s’être pris une claque mentale il y a quelques heures.

Ufomammut8 (2017).
@analog — #hard — 4/5.

Il n’y a rien qui me garantisse quoi que ce soit. Je me laisse aller, pas de la bonne manière. Je ralentis tout, je reprends mon dosage exact d’antidépresseurs et je baisse la tête. Je fais les choses, avec une forme d’innocence. Je me concentre sur ce que j’ai à faire, je me recentre sur moi-même et affiche la tête de celui qui a tout vu et qui ne craint rien.

J’en ai assez de mettre de la vraie force dans mon existence sociale. Cela doit se passer lentement, sans que je m’en rende compte, sans que je me sente obligé de quoi que ce soit. Quand on a besoin de moi, je suis là et je suis gentil. Le reste du temps, je travaille à ma survie propre.

Je pense à mon futur, ma sauvegarde. Il est temps de penser à mon psychiatre et de revoir les choses avant qu’il ne soit trop tard. Même si je pense continuer à faire mon travail d’une manière ou bien d’une autre. J’ai une particularité, je dois l’utiliser, pour mon bien-être, et non la subir, tenter de la détourner, me faire du mal jour après jour.

19h30. La nuit tombe. L’écran éclaire mon visage. Mes ongles sont un peu longs pour taper agréablement. Demain. Ce soir, je me couche tôt et je lis. Je prends tous mes médicaments. Je n’ai rien de mieux à faire aujourd’hui. Je ne sais pas encore dans quel état je désire être. Je pense au passé, au fait que les longues descentes faisaient mon existence. Je ne le regrette pas. Je regrette par contre de n’avoir pas su prendre soin de moi correctement. À mon futur notamment. Je ne tiens généralement qu’une année à faire des choses. Ensuite, je les abandonne.

Pour les personnes, ce n’est pas pareil. Il faut regarder le degré d’implication et balayer gentiment les frictions. Au plus haut, je ne sais pas trop ce que je fais. Probablement seulement continuer à marcher en mode médicament. Pour le reste, oui, le degré d’implication est un peu important.

20h03. La seule chose dont j’ai envie, après avoir écrit une critique de disque inutile, c’est de fumer une cigarette et d’écouter les oiseaux à ma fenêtre. Il fait chaud dehors, bien trop pour une pareille date. Dans mon appartement, il fait frais, comme presque toujours.

Je me donne une plus grande liberté pour ce qui est maintenant, cette année on dira, mon travail. Ce n’est pas vraiment un travail, puisqu’il ne me rapporte pas d’argent. Mais c’en est un puisque je m’oblige à le faire tous les jours. Il n’y a pas un travail au monde qui m’intéresse. Il n’y a presque plus rien qui m’intéresse. Je me suis séparé de tout ce qui me mettait d’humeur massacrante. De presque tout.

Il fait nuit noire maintenant. Il faut croire que la journée est terminée.

Une réflexion sur “Samedi 14 octobre 2017

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